Belgique Charles Michel veut baisser l’impôt sur le travail sans passer par la globalisation des revenus que préconise la gauche.

Il s’est récemment déclaré prêt à rempiler à la tête d’un gouvernement fédéral si celui-ci se concentre sur les enjeux socio-économiques. Affable et détendu, Charles Michel, président du MR et Premier ministre d’un gouvernement en affaires courantes, nous détaille les points de force du programme du MR.

Les lignes de fractures dans cette campagne se situent en particulier sur les thèmes socio-économiques. Comment réconcilier ces points de vue ?

"Car il faudra bien, à un moment donné, constituer des gouvernements. Il faut d’abord que les électeurs émettent leur choix et envoient un message. Qui souhaite quoi en termes de réforme fiscale ? Le choix est clair : le MR préconise d’amplifier les baisses d’impôts sur le travail. Depuis 5 ans, on a baissé la pression fiscale sur le travail et on a vu très rapidement un effet favorable sur l’emploi : 250 000 emplois nets créés. Le taux de chômage n’avait plus été aussi bas depuis les années 70. C’est une conséquence de la conjoncture économique, mais aussi dans une large mesure des décisions qui ont été prises au niveau belge. On avait réalisé 8 milliards de réformes fiscales ces cinq dernières années."

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