La situation se débloque enfin, mais un parcours du combattant l’attend

Le coronavirus continue de faire des ravages en Chine, et certaines régions du pays continuent de vivre dans la peur et dans le confinement. Si beaucoup de Belges ont pu être rapatriés et soignés en toute sécurité au début du mois de février, c’est n'est malheureusement pas le cas pour tout le monde. Charlotte, une jeune mannequin bruxelloise de 21 ans, est bloquée en Chine depuis un mois, même si elle réside pour le moment à Suihua, petite ville du nord de la Chine et située à… 25 heures de route de Wuhan, épicentre du coronavirus !

Alors que son visa lui permettant de séjourner en Chine allait expirer, la jeune femme ne savait plus quoi faire pour se mettre en ordre et pouvoir rentrer en Belgique sans être bloquée à l’aéroport. “J’avais un contrat de travail à Shanghai pour une durée de 3 mois, et mon visa était prévu pour un mois supplémentaire. J’ai donc décidé de voyager avec des amis dans le nord de la Chine. Mais dès le début de ce séjour, la crise a éclaté et la situation a dégénéré de jour en jour.”

Rues désertes, tensions et surtout flou artistique au niveau des autorités, Charlotte ne savait plus quoi faire. “C’est infernal, on se croirait dans un film d’horreur ici ! De plus, chaque ville a sa propre manière de gérer la situation au niveau sanitaire et cela complique les choses pour retourner à Shanghai. Là où je me trouve, dans la ville de Suihua, nous ne pouvons sortir qu’avec un laissez-passer, même pour faire des courses.”

Et si Charlotte veut bien faire preuve de patience, un gros problème se posait : son visa arrivait à expiration. “Je ne pouvais plus quitter le pays sans visa et les démarches étaient très compliquées pour obtenir une rallonge”, souffle-t-elle.

"Un séjour à l'hôpital à mon retour? Pas de problème!"

Et la bonne nouvelle est tombée ce vendredi, la jeune femme a pu obtenir le fameux sésame. “C’est un miracle, souffle sa maman, Marie. Son visa a été prolongé de 20 jours et elle va normalement pouvoir reprendre l’avion le 23 février.”

Mais c’est un véritable périple qui l’attend. “J’ai un vol dimanche à l’aéroport de Harbin, situé à 1h30 de route environ. Mais avec la quarantaine, il me fallait une autorisation pour traverser chaque ville ou village, explique-t-elle. Une fois à Harbin, je vais être escortée par des policiers jusqu’à l’aéroport et prendre un vol jusqu’à Shanghai. J’espère que cela va bien se passer.”

Si tout se passe bien et que Charlotte arrive à Shanghai, les problèmes ne seront pas finis pour autant. “J’ai des affaires dans un appartement, mais il est également en quarantaine et je ne pourrai pas y avoir accès directement. De plus, je risque d’être mise à l’écart durant 14 jours car je risque d’attraper le coronavirus durant mon trajet depuis Suihua.”

De quoi arriver au bout de son nouveau visa de 20 jours délivré par les autorités chinoises. Et le retour en Belgique ? “Si je dois passer encore quelques jours à l’hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek, pas de problème ! Au point où j’en suis cela ne change rien", rigole-t-elle. "Et puis je serai de retour au pays, près de ma famille, c’est le plus important.”