Il s'agit d'abus concernant le chômage temporaire, le droit passerelle ou encore les primes corona accordées aux entreprises, écrit De Tijd mercredi. Selon Danny Meirsschaut, auditeur du travail en Flandre orientale et occidentale et président du conseil des auditorats du travail, les autorités n'étaient pas prêtes à suivre de manière adéquate le flux important de mesures de soutien. Il craint dès lors qu'une grande partie de ces soutiens n'ait été attribuée à tort.

Des enquêtes ont été ouvertes par la justice dans différents arrondissements. L'auditorat du travail de Gand s'intéresse par exemple au cas de sociétés dormantes qui se sont soudainement "réveillées" pour demander des aides corona. Des employés en télétravail ont également été signalés comme chômeurs temporaires par leur employeur.

Les auditeurs du travail préviennent que, si les enquêtes sont ouvertes et que les flux d'argent sont tracés, il ne sera pas possible de récupérer l'argent dans de nombreux cas.

Samedi dernier, la ministre flamande de l'Économie Hilde Crevits (CD&V) avait déclaré que 28 dossiers flamands avaient été transmis au service central de lutte contre la corruption de la police fédérale. La police fédérale confirme seulement que plusieurs enquêtes sont en cours.