"Nous ferons de notre mieux dans cette course contre la montre", a-t-elle ajouté en affirmant toutefois "que l'approvisionnement sera suffisant". Plus tôt dans la journée, la Conférence interministérielle (CIM) Santé publique a donné son feu vert à l'achat par la Belgique du candidat vaccin de Pfizer et BioNTech, dont les résultats sont probants. Notre pays a également souscrit au candidat vaccin développé par AstraZeneca en collaboration avec l'université d'Oxford.

Face à ce "défi incroyable", qui nécessitera sans doute la construction de centres de vaccination, et peut-être aussi dans l'espoir d'éviter de répéter les cafouillages du passé, les ministres de la Santé du fédéral et des entités fédérées ont décidé de mettre sur pied un groupe de travail spécifique, "chargé de soutenir la stratégie de vaccination" du pays, a rappelé la ministre Morreale.

Créé au sein du commissariat corona du gouvernement fédéral et présidé par Dirk Raemakers (KULeuven), ce groupe de travail devra déterminer, distribuer et soutenir toutes les actions nécessaires à la stratégie de vaccination. Il sera composé de scientifiques, des représentants des autorités fédérées et du fédéral ainsi que de représentants des professionnels du secteur.

Parallèlement, une cellule pilotée par Yvon Englert, le 'monsieur corona' wallon, sera spécifiquement chargée de la communication scientifique et à destination du grand public, au sein duquel la méfiance vis-à-vis d'un futur vaccin reste importante, particulièrement au sud du pays.

La Belgique entend pourtant parvenir à vacciner - gratuitement - 70% de sa population. Pour y parvenir, "il est important d'avoir un débat éthique et sociétal, en toute transparence", a encore déclaré la ministre Morreale.

"Nous fondons beaucoup d'espoir sur cette vaccination qui est l'un des outils qui nous permettra de retrouver nos libertés. Et c'est un gros enjeu", a-t-elle conclu.