La mission du Gems touche donc à sa fin mais d'après le membre du groupe et virologue Marc Van Ranst (KU Leuven), cela ne fera pas de grande différence. "Les membres du Gems continueront à se parler de manière informelle et à surveiller la situation sanitaire", a-t-il déclaré vendredi. Début mars, alors que les indicateurs de suivi de l'épidémie ne cessaient de baisser, il a été décidé de mettre progressivement en veille les différentes structures de gestion de la crise sanitaire. Le commissariat corona, tout comme le groupe d'experts Gems, étaient ainsi voués à disparaître.

Pour Marc Van Ranst, il aurait été préférable d'attendre l'automne pour dissoudre le groupe d'experts. "Ce n'est pas parce que le groupe d'experts Gems prend fin que le virus s'arrête pour autant. Mais d'un autre côté, les politiciens ont à leur disposition le baromètre corona et connaissent donc le paquet de mesures à mettre en place", en fonction du code couleur, souligne le virologue.

Le Risk Assesment Group (RAG) continue, lui, d'exister. "Ce groupe, qui a été créé bien avant le début de la pandémie de coronavirus, comprend en grande partie les mêmes personnes que celles présentes dans le Gems. La situation épidémiologique continuera donc à être suivie lors de ces réunions également."

Après deux ans de pandémie, le virologue porte un regard positif sur la collaboration entre les membres du Gems. "La coopération a été intense et agréable. Le fait que des économistes, des psychologues et des spécialistes de la pauvreté notamment étaient présents autour de la table a été très enrichissant", a estimé M. Van Ranst.