Ce vendredi, les experts ont fait le point sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus dans notre pays au cours de la conférence hebdomadaire de Sciensano. Et les indicateurs continuent à être assez bons. Dans toutes les régions du pays, ceux-ci sont stables ou en légère baisse, même si la prudence reste de mise. "On constate peu de mouvements dans les chiffres pour le moment et c’est un bon signe", a commenté Steven Van Gucht, le porte-parole interfédéral Covid-19.

En Flandre, le nombre de nouvelles infections et d'hospitalisations diminue dans la plupart des provinces. La situation semble s'améliorer à Liège, qui connaissait une recrudescence de l'épidémie. Dans le reste de la Wallonie, la tendance s'inverse et certaines provinces font désormais face à une augmentation. C'est le cas du Hainaut, du Brabant Wallon et de Namur. Selon le porte-parole, "l’évolution à Bruxelles reste favorable", mais les chiffres restent élevés. "Il est donc important que les mesures actuelles soient maintenues".

Peu d'impact dans les écoles

Steven Van Gucht a ensuite dressé l'impact de la rentrée scolaire, qui a provoqué une augmentation des infections chez les enfants. La tranche d'âge de 0 à 9 ans a particulièrement été touchée mais la situation semble désormais se stabiliser. Le nombre de foyers dans les établissements scolaires diminue en Flandre. Il a par contre légèrement augmenté dans l'enseignement francophone.

"Il est important de répéter que la grande majorité des écoles ne signalent aucune épidémie, a noté le porte-parole interfédéral Covid-19. L’impact de l’année scolaire semble limité pour l’instant, surtout en Flandre. Nous avons de nouveau peu d’indication que les écoles sont un catalyseur de l’épidémie."

L'impact de la rentrée du supérieur devra quant à lui être évalué. "L’année dernière, on a vu que les déplacements des étudiants entre leurs kots et leurs domiciles peuvent contribuer à la propagation du virus, mais la vaccination est toujours la garantie d’une année scolaire aussi normale que possible", a insisté Steven Van Gucht, tout en rappelant que seuls 42% des jeunes sont vaccinés à Bruxelles. "Les universités et les écoles supérieures offrent aux étudiants plusieurs occasions de se faire vacciner, nous les invitons à en faire usage. La vaccination est aussi un geste de solidarité et de responsabilité collective."

Le porte-parole interfédéral a ensuite rappelé les assouplissements en vigueur dès ce vendredi 1er octobre. Il appelle à la prudence concernant la suppression du port du masque obligatoire en Flandre. "Les règles du port du masque sont assouplies à partir d'aujourd’hui mais il reste un réflexe simple. Quand vous sortez, prenez vos clés et votre portefeuille, mais aussi votre masque. Il est toujours bon de porter un masque quand vous êtes en contact étroit avec des personnes âgées ou vulnérables, dans les lieux intérieurs bondés."

Sciensano a rappelé qu'il était important de se faire tester au moindre symptôme et que malgré ces chiffres relativement bons, l'épidémie n'était pas terminée. "Pour l’instant, la tendance est relativement favorable et nous suivons les prévisions les plus optimistes, c’est une bonne nouvelle mais la pandémie n’est pas encore terminée", a conclut le porte-parole interfédéral.