Cela fait plus de 48 heures que les forces de l'ordre mettent tout en place pour retrouver Jürgen Conings . Ce jeudi 21 mai, environ 400 hommes - dont 250 policiers et 150 soldats - ont traqué sans succès le fugitif. Quadrillant le parc national des Hoge Kempen dans le Limbourg, les militaires et agents déployés ont mis un terme à leurs recherches aux alentours de 3 heures, dans la nuit de jeudi à vendredi. Les autorités ont repris leurs recherches , ce vendredi matin, estimant qu'il est toujours fort probable que l'homme se cache dans les 12 hectares de verdure que comprend le parc limbourgeois.

Comment se fait-il que la traque soit aussi longue ?

Comme l'expliquait un observateur à La Libre , "le terrain est difficilement accessible pour les personnes qui ne le connaissent pas". La forêt étant très dense, elle offre de nombreuses possibilités de cachette pour le militaire en fuite, qui connait de plus très bien les lieux. L'homme étant très bien entraîné, il sait comment survivre dans un tel milieu, d'autant plus qui dispose de nombreuses étendues d'eau pour s'abreuver. "Sa cavale peut durer plusieurs jours", a ainsi estimé un observateur. 

Interviewé sur Radio 1, l'ex-membre des Forces Spéciales, Steven Gelders, a ajouté que le temps que durerait encore cette traque dépendrait fortement de la préparation de Jürgen Conings. Il a toutefois souligné à quel point il pouvait être compliqué de rester caché aussi longtemps. "Il dort probablement à peine ces derniers jours, au mieux une heure par nuit. On ne peut pas continuer comme ça très longtemps. Après un moment, on commence à halluciner, c'est encore plus dangereux pour tout le monde."

Selon Steven Gelders, il faut également tenir compte de la pression mentale qui s'exerce sur les épaules des militaires à la recherche de Conings. "Ils savent qu'ils ont quelqu'un face à eux qui a l'avantage, car il est entraîné et personne ne sait où il se cache. Pendant ce temps, ils doivent se déplacer à découvert. C'est très difficile et il ne faut pas sous-estimer cela", a-t-il conclu.

Faut-il changer de stratégie ?

Interrogé sur Bel RTL, le porte-parole de la police fédérale Régis Kalut a considéré que la stratégie mise en place était la bonne, "vu que chaque zone est fouillée". "Il faut beaucoup de monde car une zone qui est fouillée ne doit pas être abandonnée", a-t-il détaillé. "Il faut la sécuriser car si l’individu bouge, il ne doit pas pouvoir retourner dans ces zones."

Pour lui, il n'y a aucun doute, la priorité est de retrouver Jürgen Conings. "Il est temps", a-t-il estimé sur Bel RTL. Mais comment est-ce que cela peut se terminer ? "On va tout faire pour que ça se termine bien et que l’individu puisse être présenté devant la justice, qu’il puisse répondre de ses actes et que les choses rentrent dans l’ordre."