Le comité de concertation, ce vendredi 27 novembre, a donc tranché. Au diapason des marqueurs d'une pandémie de Covid qui freine, mais pas encore de manière assez significative que pour lâcher les chevaux. Et certaines de ses conclusions sont pour le moins strictes.

Sur le plan de l'activité commerciale, les grands gagnants sont indéniablement les commerces non-essentiels. Fermés depuis le lundi 2 novembre, ces derniers peuvent rouvrir dès ce mardi 1er décembre. Un lobbying intense faisait foi, ces derniers jours, pour soutenir cette réouverture, tant la situation de certains indépendants est critique. Les pays voisins, comme la France, l'Allemagne ou les Pays-Bas ayant également décidé de permettre aux magasins de rouvrir leurs portes. Prendre une décision contraire aurait inévitablement conduit à un exode d'une partie des Belges vers les commerces transfrontaliers.

Les commerces non-essentiels peuvent donc rouvrir, certes, mais pas dans n'importe quelles conditions. Ici, c'est le retour de conditions bien connues (puisque déjà croisées à plusieurs reprises depuis que la pandémie s'est invitée dans nos quotidiens il y a près de 9 mois) qui fera foi dès ce mardi.

Le shopping sera ainsi permis mais de manière individuelle (un adulte, masqué, dans le magasin), sauf pour les personnes ne pouvant faire leurs achats seules de manière indépendante. Les commerces sont tenus de mettre à disposition du gel désinfectant. La durée des courses sera limitée à 30 minutes. La norme d'un client par 10 mètres carrés serait également appliquée. Les grands magasins de plus de 400 m2 doivent obligatoirement prévoir un contrôle d'accès. Le commerce sera responsable de la gestion des files d'attente à l'extérieur, le cas échéant. L'accès aux rues commerçantes et aux centres commerciaux sera organisé par les villes et communes, de manière à avoir 1 mètre 50 entre chaque personne. Les salons de toilettage pour animaux peuvent aussi rouvrir.


Les professions de contact (coiffeurs, esthéticiens, barbiers,...), elles, déchantent. Elles ne peuvent tout simplement pas rouvrir, ont décrété nos dirigeants. Et a priori pas avant le 1er février ! A moins que l'évaluation qui sera faite le 15 janvier permette de relâcher la bride plus tôt...

Il en va de même pour l'Horeca, qui s'attendait à cette mauvaise nouvelle. Le secteur ne pourra pas redémarrer avant le 1er février, à moins qu'une évaluation qui se tiendra mi-janvier permette de raccourcir ce délai. Aucun cap n'a malheureusement été donné pour les discothèques (et le monde de la nuit), closes depuis le confinement printanier.

Les casinos et salles de jeu, idem : fermées.

Les piscines, en revanche, elles, obtiennent le go pour leur réouverture au 1er décembre. Mais attention, pas toutes : ce que nos autorités étiquettent comme des "piscines tropicales ou subtropicales" ne peuvent pas rouvrir. Ce que cela veut dire concrètement ? Qu'Aqualibi, Plopsaqua ou le Bellewaerde Aquapark restent fermés.

Les musées ont plus de chance : ils peuvent redémarrer dès lundi. Ce qui n'est pas le cas ni des cinémas ni des salles de spectacles, ni des parcs d'attraction.

> A lire aussi : notre article sur l'intégralité des mesures décidées ce vendredi.