Belgique

Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte a pris la parole mercredi matin au nom de la Belgique devant l'assemblée générale des Nations Unies dans le cadre de la 63e session de la Commission de la condition de la femme. Initialement placé 108e, notre pays a pu avancer son ordre de passage à la 33e position, le ministre reprenant la direction de Bruxelles mercredi soir (heure locale). "Il est capital que la dimension de genre soit intégrée dans l'ensemble des politiques et des processus budgétaires", a d'emblée plaidé le ministre-président déplorant un accès inégal aux systèmes de protection sociale, aux services publics et aux infrastructures durables.

Les femmes "se heurtent à des obstacles et à des contraintes liées à leurs rôles assignés et à leurs positions dans l'économie et dans la société. Alors que les droits fondamentaux des femmes et des filles sont universels et inaliénables, l'inégalité des sexes est persistante et structurelle", a ajouté le socialiste en charge des Droits des femmes au sein du gouvernement de la FWB.

Soulignant les avancées de la Belgique en termes de législation en faveur de l'égalité hommes-femmes et l'établissement de quotas obligatoires au niveau politique et dans les conseils d'administration des entreprises, M. Demotte a insisté sur la nécessité de "continuer à progresser".

Plaçant également les droits en matière de sexualité et de procréation au centre des objectifs, le ministre-président a spécifié que "trop de femmes meurent encore des suites d'un avortement illégal et dangereux. Or la maternité librement consentie est un droit fondamental de la personne humaine", a-t-il rappelé.