Depuis le début des campagnes pour les élections communales, deux candidats ont trouvé la mort alors que les listes étaient déjà closes. Quid si vous votez pour eux ?

Vendredi dernier, nous apprenions le décès de Christian Boone, candidat sur la liste CDH-CD&V + à Molenbeek-Saint-Jean. Âgé de 87 ans, il était tout simplement le candidat le plus âgé en Région bruxelloise.

Il n’est pas le seul candidat à être décédé à quelques jours des élections. Ghislaine Wimmer, 62 ans, candidate UPR à Plombières et mère du bourgmestre de la même commune, est décédée voici moins de trois semaines. Elle était atteinte par la maladie.

Pour ces deux candidats, un cas similaire se pose : les listes ayant officiellement été arrêtées avant leur décès, elles sont closes. Il n'est donc pas légalement possible d'encore les modifier. Les candidats décédés ne seront donc pas remplacés et figureront donc bel et bien sur les listes ce dimanche 14 octobre.

Il est techniquement possible de voter pour des personnes décédées, si elles figurent sur les listes. Nous avons eu cas en 1994 avec Rodolphe Sagehomme, bourgmestre de Jalhay (province de Liège), qui était décédé à l’âge de 83 ans la veille du scrutin ! La population avait quand même voté pour lui massivement, en signe d’hommage”, nous explique-t-on au cabinet de Valérie De Bue (MR), ministre wallonne des Pouvoirs locaux. “Les voix attribuées à la personne décédée vont donc à la liste, et ne sont pas perdues. En revanche, les voix de préférence ne sont pas attribuées”

S’il le défunt ou la défunte étaient élus, c'est simplement le candidat suivant en termes de voix qui est élu à sa place.