Les noms de BNP Paribas, KBC, Argenta et Solvay apparaissent dans un rapport de 24 associations intitulé "Don't buy into occupation"(N'investissez pas dans l'occupation, en anglais). Le document, consulté par le quotidien, pointe une cinquantaine d'entreprises, ainsi que des banques, qui ont des liens avec les colonies israéliennes implantées illégalement sur les territoires palestiniens occupés. Parmi les entreprises actives en Belgique, les activités de BNP Paribas, la KBC, Argenta, ING ou encore Solvay sont soulignées, avec divers degrés d'implication (du crédit à l'investissement bancaire en passant par la présence de produits sur des chantiers de colonies).

Interrogée, BNP Paribas tient à rappeler ses engagements éthiques et légaux. Ce qui ne l'a pas empêché, rappelle le rapport, de tripler en quatre ans ses investissements dans la banque israélienne Hapoalim, notoirement impliquée dans les colonies.

En dehors des banques, le nom de Solvay apparaît: ses produits ont été repérés en 2019 sur un chantier de construction d'un pipeline, dans la commune de Bardala. Ce réseau d'eau doit alimenter des colonies israéliennes. Contactée par Le Soir, Solvay dit avoir "mené une enquête interne" et "n'avoir pas trouvé de trace de vente de produits Solvay en lien avec un tel projet dans la zone désignée".

Le CNCD-11.11.11 et son pendant flamand, mais aussi Fairfin, la CNE et la Fédération internationale des droits de l'homme ont notamment participé à la rédaction du rapport.