Le chef des socialistes flamands formule cette proposition dans un communiqué où il appelle le Premier ministre Alexander De Croo à organiser un conseil des ministres consacré exclusivement à la crise climatique.

"Il est temps d'accélérer fortement notre politique climatique. Si nous n'investissons pas aujourd'hui, ma génération et les suivantes en paieront le prix", affirme M. Rousseau.

La ministre fédérale du Climat, Zakia Khattabi, a éprouvé d'autant moins de difficultés à répondre à cet appel que ce conseil des ministres avait déjà été programmé. Il se tiendra le 8 octobre prochain, a-t-on appris auprès de son cabinet.

"J'espère donc un soutien clair" en vue de la 26e Conférence des Parties des Nations unies sur le changement climatique (COP26), qui se tiendra à Glasgow début novembre, et du paquet "fit for 55", le plan de l'UE pour l'ajustement de la politique climatique à l'objectif de réduire les émissions de CO2 de l'Union d'au moins 55% d'ici 2030, a ajouté la ministre sur Twitter.

La réunion gouvernementale doit permettre de déterminer comment la Belgique atteindra son objectif européen de réduction des émissions de CO2 de 26 millions de tonnes d'ici 2030. Le tout, insiste Conner Rousseau, en menant une politique climatique "socialement juste", qui répartisse équitablement les coûts de manière à ne laisser personne de côté.

Le président de Vooruit lorgne sur le système européen d'échange de droits d'émissions (ETS). "Aujourd'hui, les entreprises européennes paient des taxes pour être autorisées à émettre, mais elles récupèrent cet argent sans beaucoup de conditions via les subsides flamands. Nous ferions mieux de redistribuer cet argent pour aider les familles à payer leurs factures d'énergie".

Les pouvoirs publics aussi doivent montrer l'exemple. "Il faut arrêter de subsidier les carburants fossiles, et investir dans les énergies solaire et éolienne. Partout où les pouvoirs publics le peuvent, sur des parkings, sur des toits, des terrains, ils doivent investir dans la production d'énergie renouvelable". Le rail doit être refinancé, ajoute Conner Rousseau. "Une étude de Deloitte montre que chaque euro investi dans le rail rapporte 3 euros à l'économie belge. Investir dans le rail pour moins d'embouteillages, moins d'émissions polluantes, plus de temps à la maison et plus de croissance économique".