Deux de ces propriétaires ont alors été informés d'un éventuel cluster. L'entreprise s'associe à la demande de la Fédération des brasseurs belges, à laquelle elle est affiliée, de mesures pour lutter contre le coronavirus "basées sur des données probantes".

"La santé publique étant une priorité, les entrepreneurs du secteur de l'hôtellerie et de la restauration sont tout à fait favorables à des mesures fondées sur des données probantes. Ils sont conscients qu'ils doivent suivre les règles dans leur bar, et la plupart d'entre eux le font très consciencieusement, précisément parce que le bar est leur gagne-pain", commente Pieter Anciaux, responsable de l'industrie hôtelière pour AB InBev.

"Nous ne pouvons plus les rassurer en leur disant que, s'ils respectent les règles et passent les contrôles, leur établissement pourra rester ouvert", déplore-t-il, qualifiant la situation de "pénible" et créant beaucoup d'incertitude.

Le statut pour l'hôtellerie et de la restauration à Bruxelles tel que publié au Moniteur n'est pas clair pour tout le monde, constate encore le représentant d'AB InBev, dont les équipes de vente sur la route n'arrivent plus à y voir clair.

L'arrêté ministériel bruxellois sur les nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie a entretemps a été publié jeudi, ce qui devrait également clarifier la distinction entre les restaurants et les cafés. Selon le texte paru au Moniteur, un restaurant doit disposer d'une autorisation de l'Afsca qui doit être mentionnée sur une affiche apposée en vitrine.