Initialement, il était prévu que près de 300 prestataires de soins de santé se présentent ce week-end dans les deux centres de vaccination situés à Wemmel et Londerzeel, dans le Brabant flamand. Ils devaient y recevoir leur vaccin anti-Covid, mais une centaine d'entre eux ne s'est pas rendue sur place. Il restait donc des doses à administrer, et le président de la zone de première ligne (ELZ) de Grimbergen, Armand Hermans, ne voulait évidemment pas les gaspiller.

"Croyez-moi, ce n'est pas le scénario que vous voulez vivre", a expliqué Armand Hermans au Nieuwsblad. Pour pallier le manque de personnes à vacciner, il a d'abord suivi la procédure déterminée dans la stratégie de vaccination. Soit: d'abord contacter les Belges absents à leur rendez-vous, puis appeler d'autres prestataires de soins dont les noms sont répertoriés dans une liste mise à disposition par le gouvernement. Cependant, pas de chance, ce système subissait ce week-end une mise à jour, et n'était donc pas disponible.

Le président du CPAS de Wemmel a donc pensé à une dernière solution: un appel lancé par l'ELZ de Grimbergen sur Facebook. Via les réseaux sociaux, la zone de première ligne avait fait savoir qu'elle établissait une liste de réserve pour la vaccination, et avait reçu beaucoup de réponses de personnes désireuses de se faire vacciner rapidement. "Initialement, notre souhait était de ne jamais avoir à l'utiliser, car ce n'est pas ce que veulent les autorités supérieures. Elles veulent que nous examinions leurs listes, ce qui est logique", a détaillé Armand Hermans. Mais la "nécessité ne connaît pas de loi", a-t-il ajouté, ravi d'avoir finalement trouvé la solution pour distribuer les doses de vaccin non réclamées. 

Il a bien précisé que cette manière de procéder resterait exceptionnelle, mais il s'agissait ici "d'une situation d'urgence", selon ses mots. Au total, près de 100 habitants de la région ont donc reçu leur première injection plus tôt que prévu.