Les ministres-présidents bruxellois, wallon et de Fédération Wallonie-Bruxelles ont tous trois tenu à délivrer un message d'espoir et un constat résolument positif à l'issue du Comité de concertation de vendredi, même si on évoque constamment aussi la "prudence" à maintenir face à omicron et à son "tsunami" de contaminations (selon les mots utilisés par le Premier ministre Alexander De Croo). 

Pierre-Yves Jeholet, pour la FWB, a souligné les nouveaux éléments de "cohérence" obtenus avec le baromètre qui servira de boussole dès vendredi prochain, notamment l'abandon de la jauge maximale absolue de 200 personnes qui faisait hurler la culture. "Il y a un climat à la fois d'inquiétude et d'espoir", a constaté le ministre-président wallon Elio Di Rupo en conférence de presse, vendredi soir. Un message finalement relayé par tous les politiques qui se sont exprimés. Inquiétude, car le variant omicron fait grimper les contaminations. Espoir car, comme l'a dit le Premier en préambule, "omicron rend moins malade", le dur labeur pour définir un baromètre a enfin abouti, et "on voit dans d'autres pays que le variant diminue tout d'un coup substantiellement", pointe Elio Di Rupo.

"Le Comité de concertation voudrait aller plus loin dans l'allègement (des mesures), mais tant qu'on n'a pas de diminution significative des contaminations, c'est difficile", indique le ministre-président wallon. "On aurait souhaité encore plus d'assouplissements", renchérit Pierre-Yves Jeholet.

Mais, point positif mis en avant par les deux hommes: il y aura déjà dans une semaine une série d'améliorations, par exemple pour le secteur culturel. Même si on commence en "code rouge", fini le maximum général de 200 personnes par spectacle pour les salles excédant cette capacité, et qui sont nombreuses à avoir investi dans des systèmes de renouvellement d'air ces derniers mois. Comme pour tous les évènements "intérieurs non-dynamiques", selon le nouveau vocabulaire choisi, il y aura pour ces salles une jauge proportionnelle qui peut aller jusqu'à 70%, "voire 100% de la capacité pour autant qu'elles remplissent certaines conditions" (ventilation ou purification d'air), souligne Pierre-Yves Jeholet. 

"Je pense qu'on a entendu le message de la culture", ajoute-t-il. Ce sera également le retour du public dans les stades de foot, par exemple. Là aussi, un signe bienvenu de "cohérence". "On donne des perspectives aux clubs", entre autres celle de voir les buvettes davantage fréquentées, se réjouit le libéral.

"Notre espoir est d'aller plus loin, de faire encore plus", entre autres pour l'horeca, a souligné Elio Di Rupo. Mais cela, "on verra dans environ trois semaines", à la prochaine réunion du codeco, "en espérant qu'on y verra plus clair sur l'évolution du variant omicron", indique le socialiste.

Rudi Vervoort attend également cette prochaine échéance avec impatience, avec une pensée particulière pour les discothèques et lieux dansants de la capitale. "J'aimerais délivrer un message d'espoir pour un secteur important à Bruxelles, le monde de la nuit", a-t-il dit. "Avec la diminution du nombre d'hospitalisations et un reflux de cette vague, j'espère qu'on pourra lors de la prochaine réunion offrir cela (une réouverture, NDLR). C'est important que l'on puisse à nouveau revivre et retrouver le sens de la fête". Autrement dit: si les chiffres évoluent dans le bon sens, et qu'on passe en "code orange", on peut espérer une reprise des déhanchés nocturnes. Même si les politiques ont martelé qu'il ne sera pas un outil automatique, le baromètre prévoit pour le niveau "orange" une ouverture des discothèques et de l'"intérieur dynamique" avec CST et éventuelle limitation de capacité.