La situation épidémiologique n'est pas au beau fixe en Belgique . Alors que les contaminations repartent à la hausse depuis une semaine, la présence du variant britannique sur notre territoire suscite de vives inquiétudes . Plusieurs écoles ont déjà dû fermer leurs portes suite à des cas avérés d'infections liées à cette nouvelle variante. Et, selon les scientifiques, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Pour Dirk Devroey (VUB), la Belgique fait face à "deux bombes à retardement", à savoir cette fameuse souche britannique et le nombre de contaminations qui reste trop élevé. "La moindre étincelle peut mener à la catastrophe, il y a encore trop d'incendies qui couvent dans notre pays", a détaillé le professeur de médecine générale, auprès de nos confrères du Morgen

C'est pourquoi l'expert n'a pas compris la stratégie adoptée par la Belgique. Il aurait fallu, selon Dirk Devroey, resserrer la vis il y a un mois, comme il le plaidait alors. "Si nous avions opté pour un lockdown plus strict en décembre, nous pourrions aller chez le coiffeur à l'heure actuelle", a-t-il ajouté. 

Confiner dans l'intérêt des coiffeurs et de l'Horeca   

Il aurait ainsi été dans l'intérêt des secteurs actuellement à l'arrêt que les autorités confinent davantage en décembre. "Je ne comprends pas pourquoi l'Horeca et les coiffeurs ne sont pas descendus dans la rue pour demander des mesures plus sévères", a continué le médecin. 

Mais le professionnel de la santé a tout de même souligné que les fortes augmentations de contaminations observées la semaine dernière dans certaines communes comme Etterbeek tendaient à diminuer actuellement. "Peut-on donc parler d'une vaguelette due aux retours de vacances ? Il faut rester prudent malgré tout, car cela peut être temporaire. Tout dépendra à présent du nombre de personnes qui ont été infectées par les Belges revenus de l'étranger et du variant à l'origine de la contamination", a conclu Dirk Devroey au Morgen