La Croix-Rouge de Belgique commence à manquer de moyens face à la pandémie de coronavirus et lance jeudi un appel aux dons afin de continuer ses actions essentielles de terrain pour protéger la population.

Les dons peuvent être versés au numéro BE72 0000 0000 1616 ou directement en ligne sur www.croix-rouge.be. "Nos missions essentielles de secours et d'aide sociale d'urgence envers les plus démunis commencent cruellement à manquer de moyens", souligne Nancy Ferroni, porte-parole de la Croix-Rouge de Belgique. "Chaque jour, nos membres travaillent sur le terrain avec une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes: aurons-nous encore demain, dans trois jours, dans une semaine, le matériel nécessaire pour poursuivre?"

La Croix-Rouge est présente sur une vingtaine de sites hospitaliers en Wallonie et trois autres sites à Bruxelles (Cliniques universitaires Saint-Luc et hôpitaux Erasme et Saint-Pierre) pour aider au pré-tri des patients (souvent dans des tentes).

"Des centaines de secouristes volontaires se relaient, jour après jour, dans les postes médicaux d'orientation devant les urgences des hôpitaux, pour appuyer le système hospitalier", explique Nancy Ferroni. "La plupart des hôpitaux les équipent en matériel de protection, mais la Croix-Rouge doit, au départ, assurer la logistique et disposer de suffisamment de tentes et de matériel de base, notamment les produits de désinfection."

L'équipement des ambulances, dont six sont dédiées spécialement au transport des patients malades du Covid-19 (quatre en Wallonie et deux à Bruxelles), est aussi très important. "Le matériel de désinfection et de protection pour une seule ambulance coûte 134 euros par jour", pointe la Croix-Rouge de Belgique. "Chaque 24h, une garde ambulance nécessite entre 60 et 80 masques. Les combinaisons sont à changer après chaque transport de malade. Le stock de matériel se raréfie jour après jour."

La Croix-Rouge rappelle par ailleurs que ses épiceries sociales restent ouvertes pour aider les familles démunies et les tournées de rue auprès des personnes sans-abri continuent, ce qui nécessite également de protéger les bénévoles de terrain pour assurer ces missions.