L'organisation rencontrera, à cet effet, vendredi la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny. "Il est temps de prendre en compte la jeunesse en luttant contre sa détresse psychologique, sa solitude, le décrochage scolaire et la précarité étudiante", ont insisté les représentants de la fédération. "Les étudiants ont le droit d'avoir une vue claire sur leurs conditions d'études pour le restant de cette année académique. Nous demanderons donc la mise en place de phases précises, détaillant les conditions dans lesquelles seront dispensés les cours et tendant vers une réinstauration progressive des cours en présentiel en fonction de seuils s'appuyant sur l'évolution sanitaire. Les étudiants pourront ainsi avoir, dès la rentrée, des perspectives quant au déroulement de l'ensemble de leur quadrimestre", indique la FEF.

La fédération des étudiants francophones rencontrera vendredi après-midi, avec les représentants locaux, la ministre de l'Enseignement supérieur afin de revendiquer un plan de déconfinement de l'enseignement.

Elle demandera également à Mme Glatigny de mettre en place "des aides psychologiques conséquentes pour l'ensemble des établissements de la Fédération Wallonie Bruxelles (FWB)".

"En effet, plus que la mobilisation des lignes d'appels, il est essentiel d'investir dans les centres d'aide psychologique afin que chaque étudiant puisse être pris en charge si celui-ci le souhaite", concluent les représentants de l'organisation.

En novembre dernier, la FEF pointait déjà que 60% des étudiants se sentaient partiellement ou totalement en décrochage scolaire, mais également que 80% des étudiants se sentaient fragilisés psychologiquement en raison de l'isolement social et de leurs conditions d'étude.

Un appel similaire au retour dans les auditoires a été lancé la semaine dernière par un plusieurs professeurs de Hautes écoles et d'universités de l'ensemble du pays.