Elle s'inquiète que cela puisse entraver le fonctionnement des chantiers et demande que les entreprises, déjà fortement touchées par la crise, puissent prolonger les délais de livraison. Les personnes asymptomatiques ayant eu un contact à risque ou revenant d'une zone rouge ne doivent plus être testées, mais bien respecter une quarantaine de dix jours, au lieu de sept auparavant. Selon les calculs de la Confédération Construction, 2,15% de la population active est concernée par cette mesure, soit 4.622 travailleurs sur un total de 215.000 dans le secteur.

"Il est évident qu'à cause de cette mesure de quarantaine prolongée, la production de notre secteur ne pourra plus être garantie à 100%", prévient mercredi Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction. Les entreprises, surtout les plus petites, risquent en effet d'avoir des difficultés à livrer un chantier à temps lorsqu'un ou plusieurs travailleurs asymptomatiques devront s'absenter pour dix jours.

"Il faudrait donc avoir la possibilité d'accorder un report de délai aux entreprises qui sont confrontées à de graves problèmes à la suite de l'absence de leurs travailleurs", préconise-t-il.

Près d'une sur deux (48%) sont confrontées, ou l'ont été, à des absences consécutives au coronavirus. Parmi les salariés contaminés, la très grande majorité a contracté le virus dans la sphère privée. Seule une minorité l'a développé au travail ou parce qu'il s'agissait de patients à risque.