"Si le monde politique n'est pas vigilant, en 2021 le marché du fitness ne sera composé que de grands acteurs ayant accès au marché des capitaux et tous les clubs de fitness indépendants disparaîtront", prévient le porte-parole Eric Vandenabeele.

Les entreprises de fitness ne vendent pas de marchandises, mais dépendent totalement du service qu'elles fournissent, explique l'association. Leurs coûts fixes sont en outre élevés et elles ont perdu de nombreux abonnés faute de perspective de réouverture. Le deuxième confinement les fait donc particulièrement souffrir.

Les simulations effectuées par le secteur indiquent qu'il lui faudra au moins 10 mois pour être à nouveau rentable, s'il rouvre en janvier. La moitié des fitness envisagent déjà de fermer, indique l'association. "Pas de double prestation du droit passerelle pour ceux qui proposent une offre en ligne pour servir leurs clients", déplore-t-elle, dénonçant un soutien insuffisant et qui doit parfois être remboursé.

"La persistance des experts et du gouvernement à maintenir les clubs de fitness fermés contraste fortement avec le nombre croissant de publications scientifiques et de témoignages d'experts de la santé sur l'importance d'un entraînement régulier pour plus de résilience et d'immunité face, entre autres, au coronavirus", argumente le secteur.