Les professeurs seront-ils bientôt testés toutes les semaines ? C’est l’idée qu’a évoquée Frank Vandenbroucke, ministre fédéral de la Santé sur les ondes de Bel-RTL vendredi matin. Le ministre s’est également engagé à donner des moyens aux entités fédérées pour atteindre cet objectif. "Je pense que nous pourrons bientôt lancer le testing répétitif du corps enseignant via un test salivaire. Les différents ministres de l’Enseignement sont très intéressés par cette stratégie et des discussions sont en cours avec la task force testing. Cela permettra d’agir très vite et de façon précoce en cas de cluster."

Mise en place trop lente

La ministre de l’Éducation Caroline Désir s’est réjouie des annonces du socialiste flamand. "On ne peut que se réjouir de cette main offerte par le gouvernement fédéral. Tout ce qui peut aider à maintenir les écoles ouvertes est bon à prendre", déclare son porte-parole.

Selon lui, le projet n’en serait encore qu’à un stade embryonnaire. "L’idée serait de pouvoir tester tous les enseignants chaque semaine afin de pouvoir agir directement s’il y a des enseignants positifs au virus. Mais il faut encore déterminer précisément comment les choses vont pouvoir se mettre en place, comment on va pouvoir acheminer les tests vers les écoles et les envoyer vers les laboratoires, etc. On doit aussi déterminer quelles écoles seront prioritaires."

Les syndicats se réjouissent également de l’organisation prochaine de ces tests. La CGSP-Enseignement déplore toutefois la lenteur de la mise en place du projet.

"Jusqu’à présent, on avait toujours refusé notre demande de pouvoir faire tester les enseignants. On n’a jamais compris pourquoi il y avait cette frilosité du côté du gouvernement. C’est un combat qu’on mène depuis six mois déjà", souligne Joseph Thonon, président du syndicat d’enseignants.