Le nouveau variant du coronavirus, baptisé Omicron, suscite l'anxiété depuis sa découverte, notamment parce qu'on ne sait pas exactement à quel point il pourrait rendre les gens malades. 

Le virologue Marc Van Ranst est convaincu que d'ici une à deux semaines, il pourrait y avoir un résultat sur l'efficacité des vaccins. "Dans notre laboratoire de Louvain, nous n'avons pas encore été en mesure d'étudier cette question. L'échantillon que nous avons examiné (le seul cas connu en Belgique jusqu'à présent, ndlr) n'est pas assez frais pour faire des recherches supplémentaires. D'autres pays et sociétés pharmaceutiques se penchent sur la question. Et je pense que nous en saurons bientôt plus".

En attendant, le virologue flamand trouve judicieux que des restrictions de voyage aient été imposées aux pays d'Afrique australe. "Nous supposons le pire des scénarios. Si le variant s'avère être moins pathogène, nous ne devrions pas attendre pour lever ces nouvelles restrictions".

Omicron ne semble causer que de légers symptômes en Afrique du Sud jusqu'à présent, selon ce qu'un médecin sud-africain a annoncé dimanche. "Mais il est encore trop tôt pour faire de grandes déclarations à ce sujet", déclare Marc Van Ranst. "Ces résultats concernent principalement la population jeune. Le variant Omicron n'a pas encore atteint les personnes âgées : il reste à voir quels symptômes elles vont développer. S'il s'avère que la variante est hautement infectieuse, mais en même temps peu pathogène, ce serait très positif. Cela signifierait qu'il pourrait supplanter la variante delta. Je soutiens cela."

Van Ranst a également fait savoir qu'il n'y a actuellement aucune nouvelle infection au variant Omicron connue en Belgique.