La Ligue des familles, la Ligue des droits humains et leurs cosignataires appellent à une approche plus humaine de la question et à un cadre légal uniforme, débattu et voté au parlement. Il y a par exemple ces parents obligés de se relayer auprès d'un enfant malade quand l'hôpital n'accepte qu'un seul accompagnant ou encore ces personnes âgées derrière la vitre de la maison de repos, le téléphone collé à l'oreille pour entendre ce que leurs petits-enfants de moins de 12 ans ont à leur raconter depuis le pas de la porte, puisqu'ils ne peuvent pénétrer dans le bâtiment.

"Le médecin chef de chaque hôpital peut restreindre les possibilités de visites en fonction de la situation dans et hors de l'hôpital. Les chefs de service ont également la possibilité de fixer des règles différentes pour leur propre service." Un même jour, les conditions de visite sont ici renforcées, là assouplies, pointent les signataires.

Dans les maisons de repos, ces règles restreignant les droits fondamentaux sont édictées par des circulaires, et ne sont donc ni débattues ni votées dans les parlements.

"En limitant le nombre de visites, de visiteurs ou en imposant des conditions liées à l'âge de ceux-ci, les établissements se rendent coupables d'une ingérence illégale des droits garantis par l'article 8 de la Convention européenne des droits humains, puisque aucun cadre légal ne prévoit cette restriction", soulignent les organismes.

La Ligue des familles, la Ligue des droits humains, le Gang des Vieux en Colère, Eneo, Espace Seniors, la LUSS, Senoah, Respect Seniors, le Bien Vieillir, Senior Montessori, Entr'âges et ASBL Générations appellent dès lors à l'élaboration d'un cadre légal après un débat démocratique et à un droit minimum aux visites, garanti quelle que soit la situation sanitaire.