Le représentant du principal syndicat de médecins du nord du pays est auditionné ce vendredi matin en commission spéciale Covid de la Chambre. Alors qu'un nouveau comité de concertation est convoqué dans l'après-midi, il a dit espérer que des mesures empêchant une troisième vague seraient prises.

"Le gouvernement actuel a géré jusqu'ici, mais je suis un peu mal à l'aise depuis deux semaines", a déclaré Roel Van Giel. "Les chiffres (de l'épidémie) stagnent et, pour la première fois dans le chef du gouvernement, je sens de la fébrilité. J'espère que le comité de concertation prendra des mesures. Il faut prendre ces mesures avant que les courbes ne repartent à la hausse."

Le président de Domus Medica a vertement critiqué les décisions prises par le Conseil National de Sécurité du 23 septembre, le dernier du gouvernement Wilmès, qualifiant les assouplissements accordés à ce moment-là de "gifle au visage". Pour M. Van Giel, les décideurs portent une "grande responsabilité sur le lancement de la seconde vague".

"Ce soir, j'attends que l'on ferme les frontières", a de son côté plaidé Thomas Orban, président de la Société Scientifique de Médecine Générale (SSMG). "Pourquoi ? Parce que l'on a des variants. Si nous n'avons pas réussi à gérer avec un virus normal, je ne pense pas que nous pourrons le faire avec des variants." Pour le Dr. Orban, il faut toutefois "laisser les écoles ouvertes", "parce qu'il en va de la santé mentale des enfants", tout en fermant en cas de cluster identifié. Le président de la SSMG a également appelé à "donner de l'espoir" et à "rouvrir certains métiers de contact". "L'être humain est un animal social. S'il reste seul derrière un écran, il va finir par dépérir."