La ministre y a très longuement répondu aux questions des parlementaires régionaux, rappelant la chronologie des décisions, en matière notamment de suivis de contacts et de tests. Ces derniers ont longtemps été fortement limités en raison d'une pénurie de matériel. Ensuite, "nous avons dû faire des choix et sur recommandation des spécialistes, nous avons d'abord testé le personnel des foyers épidémiques", même si "nous plaidions pour des tests préventifs", a rappelé Christie Morreale.

La question du refus d'hospitalisation des résidents de maisons de repos a également été abordée. Selon un rapport de Médecins sans Frontières, 6.000 d'entre eux sont décédés, dont 4.800 au sein de leur institution, en raison parfois d'un refus d'hospitalisation.

"Les travaux de votre commission doivent permettre de creuser cette question", a estimé la ministre. "Mais il faut recontextualiser. Dans les cas graves, le choix des patients et de leur famille doit être respecté. C'est aussi la responsabilité du médecin traitant de définir si quelqu'un doit être hospitalisé ou pas. Et dans certaines situations, la dégradation était tellement rapide qu'une hospitalisation n'était tout simplement pas envisageable. Ceci dit, si une hospitalisation était demandée et qu'elle a été refusée, il faut qu'il y ait une enquête pour comprendre pourquoi c'est arrivé", a ajouté Christie Morreale en assurant que "le comité bioéthique a été chargé de recueillir toutes les informations nécessaires pour faire la lumière sur ce sujet".