Une évaluation est en tout cas prévue dans une dizaine de semaines, a indiqué la ministre régionale de la Santé, Christie Morreale, interrogée sur le sujet par de nombreux parlementaires, mardi, en commission du parlement wallon.

La phase pilote de ce projet de tests salivaires par gargarisme a été lancée la semaine passée dans six maisons de repos où aucun cas de coronavirus n'était signalé. Si ces tests sont moins sensibles que les tests PCR, ils ont tout de même permis de détecter deux cas de personnes positives asymptomatiques, a précisé la ministre.

"Nous devons être humbles, regarder partout et utiliser toutes les cordes que nous pouvons avoir à notre arc", en employant notamment des tests moins performants que les tests PCR, comme les tests antigéniques qui ne fonctionnent pas sur les asymptomatiques et les tests salivaires, a ajouté Christie Morreale.

Le testing salivaire systématique du personnel des maisons de repos, en ce compris les stagiaires et les étudiants, sera évalué dans une dizaine de semaines. "En fonction des résultats, on verra ce qu'il est possible de faire et éventuellement donner de l'amplitude à la mesure", en l'appliquant à d'autres secteurs, comme l'enseignement ou la culture, a-t-elle poursuivi.

"Pour l'instant, on ne sait pas si ce testing régulier aura des effets. On essaie et on verra", a encore indiqué la ministre.

Depuis le rebond de l'épidémie, les maisons de repos wallonnes ont enregistré 749 décès, contre plus de 2.000 au printemps dernier. Des signes positifs sont toutefois perceptibles, avec une diminution du nombre de foyers de contamination; une baisse du nombre de résidents positifs (300 résidents positifs en moins en une semaine) et de travailleurs écartés. "On espère avoir atteint un pic", a conclu Christie Morreale.