Tout se concentre sur une sorte de "menu" à la carte mis au point par les experts. Un score est associé à chaque assouplissement des mesures: le "prix" à payer en cas de mise en oeuvre. Dans cette logique, une augmentation des contacts "coûterait" par exemple moins qu'une réouverture de l'horeca. Les politiques pourraient faire des choix dans le "menu" établi par le GEMS lors des Comités de concertation sur base de cette liste d'assouplissements, tout en évitant de déconfiner de manière débridée. Ils pourraient faire leurs choix dans les limites d'un "budget" de contacts, déterminé par les courbes d'infections au coronavirus et au degré de vaccination.

Plus la situation est bonne, plus le budget serait dès lors large. Il appartiendrait aux politiques de choisir parmi les diverses options au menu dans le respect de la situation épidémiologique et sans donc dépasser les limites de ce "budget". Ils pourraient de la sorte aussi établir leur propres priorités.

L'objectif de ce "menu" est de garantir plus de transparence pour les citoyens.

Il semble peu probable que le "budget disponible" permette une réouverture immédiate de l'Horeca, l'espoir du secteur étant que le Comité de concertation de vendredi prochain offrira au secteur un peu de perspectives.

Erika Vlieghe: "Assez prématuré"

Présidente du GEMS, Erika Vlieghe a reconnu qu'un plan était sur la table, sans confirmer toutefois que ce système de "budget de contacts" était la formule étudiée. "C'est assez prématuré", a-t-elle précisé à Het Laatste Nieuws. "Nous travaillons en effet d'arrache-pied sur un plan que nous voulons proposer au Comité de concertation la semaine prochaine. Nous sommes conscients que certains assouplissements auront plus d'impact épidémiologique que d'autres. Mais d'un autre côté, cela peut aussi engendrer un effet économique et mental positif. C'est un compromis qui sera étudié très soigneusement. Comme nous l'avons toujours fait."

Pour rappel, le prochain Comité de concertation est programmé pour le vendredi 26 février.