La commission Santé de la Chambre s'est réunie mardi après-midi afin de faire le point sur la pandémie en Belgique, à deux jours d'un nouveau Conseil National de Sécurité. La réunion a été avancée à 13h30, en raison de la tenue d'un comité de concertation à 16h00 auquel participent les ministres Maggie De Block (Santé publique) et Philippe De Backer.

Devant la commission, Philippe De Backer a annoncé que la "plateforme nationale bis" de testing sera opérationnelle au 1er octobre. Ce dispositif représente un investissement de 50 millions d'euros en machines, en personnel et en réactifs. Les laboratoires universitaires seront en charge de cette plateforme, en lien avec un laboratoire accrédité. Le ministre a précisé que l'objectif était d'atteindre 90.000 tests PCR à l'automne, contre 30.000 actuellement. Par ailleurs, 7,1 million de tests sérologiques, qui détectent la présence d'anticorps, ont été mis à disposition.

Philippe De Backer a une nouvelle fois défendu la politique en la matière, précisant que la Belgique en était à une moyenne de 166 tests pour 1.000 habitants contre, par exemple, 66 pour 1.000 en France.

Le ministre a par ailleurs pointé le fait que seule une personne sur deux revenant d'une zone étrangère classée rouge se fait tester (60% en Flandre, 45% en Wallonie et seulement 37% à Bruxelles). "Il est nécessaire d'appeler les gens et de leur demander pourquoi ils ne se sont pas fait tester", a-t-il fait valoir.

"Mais l'essentiel reste la quarantaine et l'auto-isolement. C'est la seule manière d'arrêter la pandémie lorsque le testing est positif", a-t-il précisé.

"On espère que cette fois cette annonce est la bonne et sera opérationnelle", ont réagi les députés PS Hervé Rigot et Eliane Tillieux sur Twitter. En raison du comité de concertation, les députés n'ont en effet pas pu répliquer à la présentation des ministres. Une nouvelle séance de commission est dès lors programmée dans le courant de la semaine prochaine.