Belgique

Des chercheurs anversois développent une électrode pour soigner la dépendance à l’alcool

ANVERS L’idée n’est pas neuve mais ne ressemble pas pour autant à la lobotomie. Grâce à une électrode, des chercheurs de l’Université d’Anvers espèrent pouvoir soigner la dépendance à l’alcool.

L’électrode, disposée à un endroit clé du cerveau, envoie de petites impulsions électriques qui vont modifier les réactions du patient dépendant.

La dépendance à l’alcool n’est pas la première cible des chercheurs. Initialement, le procédé avait été développé pour traiter des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Employée avec succès depuis les années ’80.

En 2008 déjà, une équipe médicale française s’était rendu compte que ce type de traitement pouvait aussi avoir un impact sur les troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Depuis lors, d’autres études ont été lancées : l’électrostimulation cérébrale est ainsi testée sur des personnes touchées par la maladie d’Alzheimer, et plus récemment diverses dépendances, notamment à l’alcool. En 2009, des scientifiques allemands se posaient déjà la question de savoir s’il était possible de traiter les dépendances de cette façon.

Chose faite à Anvers, même s’il reste beaucoup de travail avant de pouvoir crier victoire. Car une telle méthode demande de la précision afin de cibler la bonne partie du cerveau. Le danger étant, entre autres, de provoquer des dommages sérieux.

Un risque qui doit être mis en balance avec les effets de l’alcool sur la santé. En effet, l’alcoolisme chronique est associé à divers symptômes : sommeil difficile, perte de mémoire, irritabilité, etc.

Il n’en reste pas moins que cette technique doit encore prouver son efficacité sur le long terme. Aussi bien pour les personnes dépendantes – éviter la rechute – que pour la méthode elle-même, toujours risquée et à n’employer qu’en dernier recours.



© La Dernière Heure 2013