Un couvre-feu dès minuit, les volets de l’Horeca tous baissés pendant un mois, etc : les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement pour lutter contre la propagation du Covid impliqueront également des contrôles de nos déplacements. Alors que cet été, la police a pu à nouveau se concentrer quelques semaines sur ses missions premières, à savoir la lutte contre la criminalité, voilà qu’il faut à présent cibler à nouveau les déplacements des citoyens.

Concrètement, comment vont s’organiser ces contrôles ? “Cela dépendra de chaque zone de police”, précise d’emblée le vice-président de la commission permanente de police locale et par ailleurs chef de corps de la police de Namur, Olivier Libois. Des contrôles qui seront plus faciles à organiser estime le commissaire-divisionnaire Libois : “On demandait de la clarté et avec ce couvre-feu et la fermeture de l’ensemble de l’Horeca, on y est. C’est sûr que ce sera plus simple d’organiser des contrôles même si j’entends évidemment que pour les citoyens, ces nouvelles mesures ne sont pas évidentes à accepter. Nos autres missions vont logiquement diminuer puisqu’avec un couvre-feu, il n’y a, en principe, pas de raison de voir la criminalité augmenter la nuit, en rue. Nous allons donc pouvoir contrôler plus facilement les nouvelles mesures”.

Au niveau des équipes de police, Olivier Libois se montre par contre plus inquiet : “J’ai toujours dit, y compris après les attentats, que la police ne pouvait pas se protéger elle-même mais qu’elle devait protéger le citoyen d’abord. Je constate aujourd’hui, contrairement au confinement de mars-avril, qu’on compte de plus en plus de policiers malades, qu’on ferme des commissariats en raison de quarantaine, qu’on arrête des missions, etc. Je suis donc plus nuancé sur ce point que par le passé et j’estime désormais, avec cette situation, qu’il faut davantage faire attention à nous aussi, en nous protégeant comme on peut”, termine le commissaire-divisionnaire. .