La capacité maximale en termes de soins intensifs pourraient en outre être dépassée en cas d'assouplissement des mesures décidées le 19 octobre dernier, avertissent mercredi plusieurs chercheurs dans un communiqué commun. Ceux-ci qualifient d'ailleurs la situation "d'extrêmement critique". Les universités de Namur, Gand, Bruxelles et de Hasselt/Anvers ont développé chacune un modèle permettant de prédire la propagation du Sars-CoV-2 en Belgique. Un consortium d'experts en modélisation mathématique a dès lors été mis sur pied avant l'été afin de comparer les différents modèles entre eux et ensuite de les valider. Chaque modèle repose en effet sur des hypothèses propres, rappellent les chercheurs. Il est à noter que ces différents scénarios ne tiennent pas compte des dernières mesures régionales prises par la Wallonie, Bruxelles et la Flandre.

Concrètement, quatre scénarios basés sur les mesures décidées le 19 octobre dernier prévoyant notamment la fermeture des cafés et des restaurants, la limitation drastique des contacts sociaux ainsi que l'application du code orange dans les écoles ont ainsi été élaborés par les experts.

Il ressort toutefois de ces divers scénarios que le nombre d'hospitalisations lié à cette seconde vague de Covid-19 sera "certainement" plus élevé que celui enregistré au printemps 2020. Par ailleurs, un assouplissement des mesures à partir du 19 novembre 2020 conduirait à un scénario dans lequel la capacité maximale du pays en matière d'unités de soins intensifs pourrait être dépassée, avertissent les experts.

Si les mesures décidées le 19 octobre dernier étaient maintenues jusqu'au 1er janvier, la vague d'hospitalisations devrait diminuer progressivement et la capacité maximale en termes de soins intensifs ne devrait alors pas être dépassée, selon les chercheurs qui ajoutent que plus les mesures seront strictement respectées, plus la deuxième vague diminuera rapidement.

En tout état de cause cependant, la situation est "extrêmement critique" et le dépassement de la première vague d'hospitalisations est "inévitable", concluent-ils.