La CGSP, elle, ne soutient pas le préavis. "Mener des actions maintenant n'a pas de sens", estime le syndicat socialiste. Les syndicats chrétien et libéral dénoncent l'enlisement des négociations sur un accord sectoriel et une pression au travail accrue en raison d'effectifs réduits.

En février 2020, la ministre de la Fonction publique Petra De Sutter (Groen) avait annoncé son intention de conclure un accord sectoriel pour la mi-2021. Après des discussions "intenses" et l'élaboration de "fiches concrètes" sur plusieurs points, les négociations sont au point mort, d'après le front commun syndical.

"Il n'y a aucun signe d'appréciation pour le travail effectué pendant la crise du Covid-19", déplorent CSC et SLFP. "Au contraire, la pression au travail ne cesse d'augmenter en raison d'un niveau d'effectifs de plus en plus serré dû à des économies linéaires permanentes et à la réduction des budgets du personnel." La situation aurait des répercussions sur les services publics.

"Nous attendons de la ministre de la Fonction publique et du gouvernement une véritable revalorisation du secteur public en 2022", clament les organisations syndicales dans un communiqué.

Concrètement, CSC et SLFP exigent une revalorisation des "échelles de traitement" (rémunération, NDLR) ; un 13e mois "à part entière" et l'introduction de chèques-repas pour le personnel.

De son côté, le syndicat socialiste CGSP n'a pas approuvé le préavis de grève. Selon le secrétaire général Gino Hoppe, il est insensé d'agir maintenant, alors qu'un contrôle budgétaire est prévu en février.

"Nous avons également formulé une proposition d'augmentation des salaires et de prime de fin d'année et nous voulons donner à la ministre De Sutter toute latitude pour examiner les possibilités budgétaires", déclare M. Hoppe. "Mais si nous recevons le signal en février qu'il n'y a pas du tout d'argent pour cela, ce sera bien sûr une autre histoire", prévient-il.

Par ailleurs, la CGSP s'oppose à la demande des deux autres syndicats d'introduire les chèques-repas, notamment parce qu'ils n'ont aucune incidence sur le calcul de la pension.