Pour la fédération, cette fermeture est injuste et va mettre en péril la survie de milliers d’exploitants dont la santé financière est précaire. Si le SDI comprend bien évidemment l’urgence sanitaire, il insiste pour que les aides soient réactivées de manière immédiate et suffisante. Pour la fédération, la fermeture des commerces non essentiels est particulièrement injuste.

Daniel Cauwel, Président du SDI et membre de la Chambre des Classes Moyennes du Conseil Économique et Social bruxellois s’explique. “C’est une très triste soirée pour notre pays et ses commerçants. Entre sauver des vies et sauver les commerces, il faut bien entendu sauver les vies, mais j’attends toujours qu’on me prouve qu’il était impossible de sauver à la fois les vies et les commerces ! Demain, des milliers de victimes innocentes risquent de faire faillite et je vous rappelle que ce sont des parcours humains qui vont littéralement se briser…”

Par ailleurs, le fait de laisser la possibilité aux clients de passer des commandes et de venir ensuite en prendre livraison n’est pas adaptée à la plupart des petits commerces. En effet, ces derniers ne possèdent généralement pas de site internet et, dans la plupart des cas, ils ne recevront pas assez de commandes pour justifier de rester ouverts, compte tenu de l’importance de leurs frais de fonctionnement et du salaire de leur personnel. “Compte tenu de la situation, le SDI réclame aujourd’hui la réactivation urgente de toutes les aides aux entreprises intervenues au printemps dernier, ceci afin d’éviter des tragédies et des suicides d’entrepreneurs comme il y en a eu lors de la première vague.”

Pour la fédération, le temps n’est plus aux demi-mesures et aux mesures segmentées. “Qu’on ne s’y trompe pas, nous ne demandons pas l’aumône. Nous sommes les victimes économiques innocentes de la crise. La récession que nous vivons est la plus profonde depuis la seconde guerre mondiale. Je vous rappelle que si les salariés, les fonctionnaires et même les décideurs politiques continueront à toucher leur salaire en fin de mois, ce ne sera malheureusement pas le cas pour un grand nombre de nos membres commerçants et indépendants pénalisés par le lockdown, et cette injustice est inacceptable”, insiste-t-il.

Enfin, les fêtes de fin d’année constitueront un rendez-vous capital. La fédération demande donc dès à présent avec force de permettre aux commerçants de rouvrir en décembre. À défaut, les faillites et les cessations exploseront très certainement dès le début de l’année prochaine.