Des raisons pratiques et financières ont amené le gouvernement à préférer les laboratoires de l'industrie pharmaceutique pour analyser les tests du covid-19, a expliqué vendredi le ministre en charge du matériel médical, Philippe De Backer, après les critiques des laboratoires cliniques.

L'Union professionnelle belge des médecins spécialistes en biopathologie médicale a déploré jeudi le choix fait par le gouvernement, en rappelant que 45 laboratoires de biologie clinique étaient prêts et qualifiés pour élargir leur capacité en fonction des besoins.

Pourtant, selon le ministre, ces laboratoires ne pouvaient garantir leur capacité à absorber le flux de tests à analyser, qui représentait une augmentation allant de 10.000 à 20.000 unités. Une incertitude planait également sur la capacité de leurs fournisseurs à suivre le rythme. L'opération aurait pu tourner au "cauchemar logistique", selon M. De Backer.

L'industrie pharmaceutique et biotechnologique était quant à elle en mesure d'absorber ce flux, et prête à travailler au prix coûtant et avec un protocole uniformisé.

Les tests concernés sont les PCR, qui détectent la présence du virus, a-t-il précisé. Une vague de tests immunitaires est prévue, qui sera confiée aux médecins généraliste eux-mêmes en lien avec les laboratoires cliniques.

La convention avec le secteur industriel vaut en outre pour trois mois.