Un mois d'avril particulièrement chaud et ensoleillé. Un mois de mai très frais, secoué de temps à autre par des rafales de vent. Avant un mois de juin sous le soleil. Et puis revoilà la pluie et le ciel gris pour débuter ce mois de juillet.

Mardi soir, il est tombé sur certaines régions entre 20 et localement 80 litres d'eau par m². Habituellement, 70 litres par m², c'est l'équivalent de précipitations pour un mois entier. Comment expliquer cette météo capricieuse pour débuter un été tant attendu, après les nombreuses restrictions liées à l'épidémie. Interrogé par RTL info, David Dehenauw, chef de travaux à l'Institut royal de météorologie, donne plus de précisions sur ce ciel décidé à griser le début des vacances.

Cette météo est la conséquence de zones de basse pression qui s'enchaînent au-dessus de la Belgique, notent nos confrères. La dernière en date s'en va actuellement vers chez nos voisins allemands. David Dehenauw tient le responsable de ce temps humide : le courant-jet. "Le courant-jet c'est un courant qui dirige un peu le temps sur l'Atlantique et sur l'Europe. S'il est au sud de la Belgique, on connaît un temps frais et instable avec des averses, s'il se situe au nord de la Belgique, on connaît un temps plus sec et ensoleillé", explique le météorologue.

Ce n'est pas près de changer

Gardez vos parapluies sous la main, le ciel ne va pas se dégager tout de suite. Et dimanche, il va peut-être aussi falloir débrancher vos prises électriques. De nouvelles averses localement orageuses sont attendues.

"Peut-être plus tard, en semaine, [il y aura] un peu moins d'averses, mais la température sera toujours située entre 20 et 23, peut-être localement 24 degrés, ce sont des normales de saison mais nous ne connaîtrons pas de vague de chaleur les premiers 15 jours de juillet, ça, c'est sûr", prévient déjà David Dehenauw.

Soleil, on t'attend.