Belgique

D'après des chiffres du ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V), 2.848 personnes figurent dans une base de données de la police pour leurs liens avec des factions d'extrême-droite considérées comme des "groupuscules ou phénomènes à suivre", rapporte De Tijd vendredi.

Chaque année, cette liste est soumise au ministre par la police fédérale, l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace terroriste (OCAM) et les services de renseignement et sécurité.

D'après une analyse de l'OCAM, les idées d'extrême-droite sont en recrudescence en Belgique et deviennent même courantes.

Selon De Tijd, la liste établie par les services de sécurité ne signifie pas que les 2.848 personnes qui s'y trouvent sont prêtes à faire usage de violence ou à commettre un attentat. Seules sept d'entre elles sont dans le viseur de l'OCAM, qui surveile également des centaines de djihadistes.

Les services de sécurité n'excluent toutefois pas qu'un "loup solitaire" puisse passer à l'acte, à l'instar du tireur ayant visé une synagogue mercredi à Halle, en Allemagne.