Le président de la N-VA, Bart De Wever, plaide pour des mesures durables contre la propagation du coronavirus, a-t-il expliqué dimanche sur VTM News. Il craint que la lutte contre le coronavirus ne dure très longtemps. Par conséquent, mettre en œuvre des assouplissements maintenant n'est pas une option pour lui. Mercredi, les différents gouvernements se réuniront à nouveau pour discuter des mesures. Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) a déjà fait savoir en début de semaine qu'il n'y aura pas beaucoup d'assouplissement. Malgré la baisse des chiffres, la pression sur les soins de santé reste élevée.

Le président de la N-VA, M. De Wever, a fait remarquer qu'il s'agit également de deviner ce que les prochaines semaines nous réservent. Le variant delta est en baisse, mais omicron est en route. "En ce moment, c'est une grande inquiétude qui prévaut (....). Si c'est mauvais, alors ça va devenir très mauvais", a déclaré M. De Wever.

Selon lui, il semble également que 2022 pourrait devenir une année comme 2021, "qui ressemblait déjà beaucoup à 2020". C'est pourquoi De Wever plaide pour des mesures qui peuvent être maintenues à long terme. Il a parlé d'interventions sur les fronts économiques, sociaux et culturels. "Une politique de yo-yo, je ne pense pas qu'on puisse la maintenir pendant des années et cela pourrait bien prendre beaucoup de temps".

Pendant ce temps, les Pays-Bas sont une fois de plus en état d'urgence. Selon De Wever, il est encore trop tôt pour en parler pour la Flandre, "mais on ne peut évidemment pas exclure quelque chose. Vous ne pouvez pas faire ça." Faire des concessions, par exemple dans le secteur de la restauration pendant les vacances, n'est pas une option selon lui. Le président du parti ne croit pas qu'il faille imposer des restrictions à la maison. "Les gens doivent utiliser leur cerveau", déclare M. De Wever, qui invite tout le monde à se faire vacciner le plus tôt possible.

Selon la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale (PS), un confinement dans notre pays n'est pas non plus à l'ordre du jour. Tout comme le président de la N-VA, la ministre PS souligne un certain nombre de différences avec nos voisins du Nord : la campagne de vaccination se déroule mieux chez nous et nous avons plus de lits dans les unités de soins intensifs.