Alors qu'un nouveau Comité de concertation se réunit ce vendredi 29 octobre, plusieurs voix se sont élevées au sein du gouvernement pour appeler la Flandre à resserrer la vis. Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (s.pa), a notamment insisté sur la nécessité de réinstaurer l'obligation du port du masque au nord du pays . Le socialiste flamand a également suggéré d'étendre le Covid Safe Ticket à l'ensemble du territoire belge . Ces déclarations ont fait bondir le bourgmestre d'Anvers. "Ce que je n'apprécie pas beaucoup, c'est que l'on marche constamment sur le terrain de l'autre. (...) Il y a un manque de clarté concernant la répartition des compétences", a fustigé Bart De Wever (N-VA), ne sachant plus s'il revenait au fédéral de mener la danse ou aux entités fédérées. "(...) Nous sommes troublés par les ministres qui lancent des idées à la télévision et sèment la confusion."

Certains communes flamandes ont ainsi pris les devants, ces derniers jours, mettant à nouveau en place des mesures plus strictes sur leur territoire. "Nous avons toujours été opposés à une surenchère entre les communes", a regretté le président des nationalistes flamands au micro de la VRT.

Il ne s'est pas montré plus tendre au sujet du Covid Safe Ticket. "Le virologue Steven Van Gucht affirme lui-même que les événements les plus dangereux auxquels il assiste sont ceux où le Covid Safe Ticket est utilisé, car tout le monde pense qu’aucune autre mesure n’est dès lors nécessaire", a-t-il postulé.

Enfin, Bart De Wever a déploré le fait que certains pointaient du doigt la ville d'Anvers. "Notre taux de vaccination va bientôt atteindre 84%, je pense que pour une ville où règne une grande diversité nous sommes champions d'Europe", a-t-il conclu sur la VRT. "Nous avons vraiment fait de notre mieux et il faut dire la vérité aux Flamands: le problème se trouve principalement en Wallonie et à Bruxelles. Nous en sommes aujourd'hui victimes."