D'après l'expert, malgré quelques jours aux résultats encourageants, les chiffres de contamination vont à nouveau augmenter "de l'ordre de 10% dès samedi matin".

Le spécialiste de l'Université d'Anvers argumente. "Environ 13.000 cas ont été recensés avant le lundi 27 décembre, ce qui est une première augmentation très nette par rapport à la semaine précédente. Ensuite, nous sommes arrivés à 7.000 infections. Il y a également eu beaucoup de cas mardi. Cela signifie que nous avons eu des augmentations significatives pendant deux jours consécutifs par rapport à la semaine précédente".

Geert Molenberghs se base sur les exemples européens pour tenter de prévoir les prochains jours en Belgique. "Si nous regardons le Royaume-Uni ou le Danemark, il serait logique de voir une augmentation ici aussi. Reste à savoir si cela sera du même ordre de grandeur car nous avons beaucoup de mesures en place depuis un certain temps, contrairement au Royaume-Uni". 

Le biostatisticien se montre cependant optimiste. "Il y a 566 patients en soins intensifs. La limite des 500 est donc possible, surtout que nous avons connu plus de 800 personnes en soins intensifs. Nous avons donc près de 300 lits occupés de moins que durant le variant Delta". 

Avant de conclure. "Nous verrons une baisse beaucoup plus faible vendredi. Ce sera une baisse de 5 à 6% mais samedi matin il y aura une augmentation de 10% environ".

La vague semble démarrer chez les jeunes à Bruxelles

Pour Bart Mesuere, chercheur à l'Université, les chiffres ne sont pas bons. Dans des propos relayés par nos confrères du Morgen, le spécialiste souligne la circulation du virus dans la capitale. "La vague Omicron démarre à Bruxelles, notamment chez les plus jeunes. Les infections chez les personnes dans la vingtaine augmentent déjà de 41% sur une base hebdomadaire et de 18% chez les personnes dans la trentaine. Ces groupes ont le plus de contacts alors qu'ils sont les moins boostés".

Mesuere préfère malgré tout rester optimiste. "La montée peut être forte mais aussi courte, comme en Afrique du Sud. En raison des dizaines de milliers de quarantaines, cela peut encore avoir un effet perturbateur sur la société. De plus, l'immunité après une infection par Omicron protège également contre le variant Delta. De cette manière, après la cinquième vague nous pourrions enfin nous retrouver dans la phase endémique avec des chiffres stables inférieurs".