À partir du 1er septembre, la police doit être avertie de l'existence d'alarmes anti-intrusion dans les habitations

De la plus basique à la plus sophistiquée


BRUXELLES En Belgique, il y aurait, selon une estimation du ministère de l'Intérieur, quelque 300.000 alarmes anti-intrusion. 145.000 sont raccordées à une centrale d'alarme qui peut rapidement savoir, lors du déclenchement de l'alarme, s'il s'agit d'une vraie ou d'une fausse alerte. Reste donc qu'une alarme sur deux active dans le pays ne bénéficie pas de ce système.

Par conséquent, la police perd toujours beaucoup de temps à devoir vérifier si son intervention est nécessaire ou non. De précieuses minutes qui pourraient être mises à profit pour d'autres missions plus importantes. Cette réflexion amène donc le ministère de l'Intérieur à prendre de nouvelles mesures pour lutter contre ce phénomène perturbateur des fausses alarmes qui se déclenche par la faute d'un chat, d'un mauvais réglage ou d'un utilisateur distrait.

À partir du 1er septembre, "quiconque possédant un système d'alarme anti-intrusion sera obligé par la loi de le faire enregistrer via www.police-on-web.be" . Cela peut se faire à l'aide de la carte d'identité électronique. Le détenteur d'une alarme, quelle qu'elle soit, devra introduire ses coordonnées complètes mais aussi la nature du bâtiment (habitation mitoyenne, usine...) ainsi que la nature du risque que présente l'endroit (bijoux, journaux, pharmacie...).

De cette manière, les informations centralisées dans une banque de données nationale permettront à la police de directement savoir à quelle intervention les agents risque d'être confrontés. Une alarme de pharmacie ou d'armurerie ne se gère évidemment pas de la même manière qu'une alarme dans une habitation particulière.

Les propriétaires d'habitations déjà équipées d'une alarme, même si elle est déjà recensée auprès de la police locale, disposent de six mois pour se mettre en règle. Pour les nouveaux détenteurs d'une alarme, ils disposent d'une période de dix jours pour la déclarer en bonne et due forme.

Seules les alarmes reliées à une centrale sont dispensées de ces formalités qui seront prises en charge par le gestionnaire de la centrale.



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