Le centre national de crise et le SPF Santé publique l'ont affirmé ce lundi 18 mai: les chiffres sont dans le vert en Belgique. Les indicateurs étudiés par les experts en vue du déconfinement évoluent dans le sens espéré. Si les experts se sont montrés très positifs quant à l'évolution du dispositif de "tracing", ils ont toutefois soupçonné que les Belges n'étaient pas tout à fait francs quant aux contacts rapprochés qu'ils entretenaient au quotidien. Seulement une personne est citée en moyenne par les patients interrogés. 

Un chiffre très faible qui a interpellé le microbiologiste à l'université d'Anvers, Herman Goossens, qui l'a fait savoir sur VTM. Or, selon le scientifique, il est primordial de pouvoir avertir toutes les personnes concernées par une potentielle contamination pour éviter qu'une propagation importante du coronavirus recommence en Belgique. Pour pallier ce possible manque de transparence des patients, le microbiologiste a, comme d'autres avant lui, plaidé pour le développement d'une application. "Ne serait-ce pas plus fiable ?, s'est interrogé M. Goossens. Avec bluetooth, on ne peut pas mentir." 

Pour éviter un second confinement  

D'autres pays ont d'ores et déjà opté pour ce système afin de relancer leurs activités. Pour qu'il soit efficace, il faut que 60 à 70% de la population télécharge l'application. Ce que certains en Belgique ont estimé inconcevable. Pourtant, pour le microbiologiste, il faudra passer par là. "Ce que l'on fait maintenant n'est pas suffisant, a-t-il regretté. Nous devons investir pleinement dans le suivi des contacts afin d'éviter un second confinement."

Le virologue Emmanuel André a, pour sa part, émis une autre idée pour inciter les Belges à davantage coopérer. L'ancien porte-parole interfédéral devenu coordinateur du contact tracing a ainsi plaidé pour que soient élargis les critères de test. Selon lui, si plus de personnes faisaient l'objet de tels examens, les patients contaminés auraient moins peur de fournir le nom de leurs derniers contacts.