C'est notre premier ministre qui a réagi en premier. Alexander De Croo a félicité Macron pour sa réélection dans un courrier via Twitter. "Je me réjouis de poursuivre le travail mené en commun, au Conseil européen et au sein du groupe Renew Europe", écrit le libéral.

Selon M. De Croo, "la France n'a pas seulement fait le choix d'un pays fort dans une Europe forte. Elle a également misé sur des valeurs démocratiques, les valeurs de Lumières, mue par une foi profonde dans le progrès de chaque être humain et soucieuse de donner à chacune et chacun - quel que soit son parcours ou ses origines - des chances équitables."

"Plus que jamais, toutes les forces démocratiques doivent s'unir contre les extrêmes", ajoute le Premier ministre qui conclut son courrier sur l'Europe. "Dans les semaines et les mois à venir, une tâche énorme nous attend : celle de protéger le pouvoir d'achat des citoyens, de prendre en main la sécurité sur notre continent et d'ancrer le leadership économique de l'Europe dans ce monde nouveau."

Les libéraux se sont montré les plus enthousiastes. Le président du MR Georges-Louis Bouchez a salué la "victoire des valeurs de la démocratie libérale, de l'Europe et surtout du progrès dans un monde en mutation. Une heureuse nouvelle pour la Belgique également dans une Europe plus forte ", a tweeté le Montois. Le président de l'Open Vld Egbert Lachaert s'est aussi réjoui d'une "belle victoire de Macron face à l'extrême droite". Le président du parti du Premier ministre voit trois leçons de cette élection : "le centre doit oser être plus innovant en politique; la relation entre l'extrême droite et la Russie/Poutine est sanctionnée; prendre ses responsabilités dans les moments difficiles est récompensé."

Le président de DéFI François De Smet a aussi jugé que cette victoire était une "bonne nouvelle pour la France et l'Europe, dont les drapeaux flottent généreusement au Champ de Mars. Mais une extrême droite à plus de 40% et une abstention à presque 30% augurent de temps difficiles", a-t-il averti.

Le président des Engagés Maxime Prévot a aussi fait part de son soulagement. "Reste à voir si les législatives offriront à Emmanuel Macron les moyens de ses ambitions. La campagne aura rappelé que l'espoir peut battre les peurs, qu'un retour à l'essentiel s'impose et que la démocratie a profondément besoin de se régénérer. Idem en Belgique."

Le président de Vooruit Conner Rousseau a salué une "importante victoire, pour une France progressive, une Europe forte, pour la paix en Ukraine."

Au PS, on fait aussi part de son soulagement, tout en ayant déjà, à l'instar de la gauche française, le regard tourné vers la suite. "Cap maintenant sur les législatives et la victoire d'une gauche unifiée !", a tweeté le président du PS Paul Magnette.

Plus critique encore, le président du PTB Raoul Hedebouw estime que s'ouvrent "cinq nouvelles années de lutte contre le président des riches et son programme de casse sociale". Selon le communiste, "heureusement l'extrême-droite est battue, mais Macron aurait tort de penser qu'il sort légitimé de cette élection. Cinq années supplémentaires de politiques macroniennes seraient dramatiques pour le peuple français, que ce soit au niveau social, écologique ou démocratique."

"Soulagée ce soir malgré tout... Inquiète de l'extrême-droite qui continue de grimper encore", a pour sa part tweeté la co-présidente d'Ecolo Rajae Maouane. "Dès ce soir, on se mobilise partout, dans les institutions et dans la rue, pour faire reculer la haine et la division et pour faire progresser la transition écologique et solidaire."

La réaction la plus drôle revient par contre au ministre fédéral de la Justice, Vincent Van Quickenborne. Dans une photo postée sur Twitter, le libéral flamand reprend la pose de Macron, chemise ouverte, qui avait fait le tour de la toile dans la semaine. "C'est comme ça qu'on gagne une élection de nos jours", écrit Van Quickenborne et de poursuivre. "Félicitations Emmanuel Macron. Nous continuons à défendre les valeurs libérales européennes contre les départements d'extrême droite de Poutine."


L'Europe aussi soulagée

Le président du Conseil européen Charles Michel, qui représente les Etats membres, se félicitant que l'Europe puisse "compter sur la France cinq ans de plus".

"En cette période tourmentée, nous avons besoin d'une Europe solide et d'une France totalement engagée pour une UE plus souveraine et plus stratégique", a-t-il tweeté. "Je me réjouis de pouvoir continuer notre excellente coopération. Ensemble, nous ferons avancer la France et l'Europe", a abondé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.