Le conducteur du train, qui roulait à une vitesse trop élevée, encourt 12 mois de prison. Son employeur, la SNCB, est poursuivi à ses côtés pour homicide involontaire et coups et blessures involontaires. Les parties civiles leur réclament un total de 358.000 euros de dommages et intérêts. Le convoi, qui reliait Louvain à La Panne et transportait 84 voyageurs, avait déraillé le 18 février 2017, quelques centaines de mètres après son départ. L'une des automotrices avait basculé et s'était retrouvée sur le flanc. Un jeune homme de 21 ans originaire de Grez-Doiceau (Brabant wallon) était décédé. Vingt-sept passagers avaient par ailleurs été blessés.

Selon le parquet, le conducteur roulait à une vitesse trop élevée. Le train avait atteint les 90 km/h sur une portion pourtant limitée à 40 km/h. Outre les charges d'homicide involontaire et de coups et blessures involontaires, il est poursuivi pour avoir causé un accident de train.

Le procureur a requis à son encontre une peine de 12 mois d'emprisonnement, dont la moitié avec sursis, assortie d'une amende de 2.400 euros.

À l'audience, la défense a plaidé le cas de force majeure, expliquant que la signalisation le long de la voie était trompeuse, avant de demander un acquittement. "En raison du changement de voie, le train a passé des aiguillages où la vitesse maximale autorisée était de 40 km/h, alors qu'elle était auparavant de 90. Le train a quitté la gare avec un détour, sur un itinéraire où la signalisation était insuffisante".

Les parents de la seule victime mortelle se sont constitués parties civiles et ont ainsi demandé une indemnisation de 274.000 euros. Quinze victimes blessées se sont également présentées à l'audience avec une déclaration de constitution de partie civile, dont deux ont demandé une compensation d'un euro. Les autres ont réclamé une somme totale de 82.800 euros.

Le gestionnaire du réseau ferroviaire, Infrabel, s'est constitué partie civile conjointement avec sept assureurs. Ils demandent également un dédommagent symbolique d'un euro. L'État aussi s'est joint aux parties civiles, principalement pour les frais administratifs.

La SNCB, en tant que responsable civil de son employé, a également été appelée à payer les amendes et les frais. L'entreprise ferroviaire n'a cependant été accusée d'aucune infraction pénale.