Belgique

La N-VA a très peu apprécié les propos du Premier ministre Charles Michel la mettant en cause, à l'instar du PS, pour expliquer le dérapage du budget fédéral. Les nationalistes flamands affirment attendre plus de sérieux à ce sujet de la part du chef du gouvernement en affaires courantes.

L'exécutif fédéral n'a pu faire voter un budget avant sa chute, provoquée par le départ de la N-VA, a souligné dimanche M. Michel sur le plateau de RTL-TVI. Et lorsqu'il a "tendu la main" aux autres formations démocratiques, à commencer par le PS, celles-ci se sont détournées", a-t-il ajouté.

"Lorsque le gouvernement est tombé, le budget allait vers un déficit de 0,8%. Le Premier ministre trouvait alors plus important de signer le pacte de Marrakech que de surveiller que son budget reste dans les clous", soulignent lundi le chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover, et le député Sander Loones.

Ces derniers affirment que leur parti est toujours resté constructif sur les questions budgétaires, et ce malgré le fait que le gouvernement minoritaire n'ait pas mis en oeuvre "l'accord d'été ou le jobsdeal".

La N-VA continuera de l'être si les douzièmes provisoires passent une nouvelle fois devant le parlement à la fin du mois d'octobre, assurent-ils.

"Le gouvernement en affaires courantes doit se mettre au service du parlement au lieu de retarder les réformes nécessaires. Commençons par reprendre l'accord d'été et le jobsdeal. Tout ceux qui peuvent travailler doivent se mettre à l'ouvrage, autrement nous ne mettrons jamais le budget en ordre et nous risquons d'être condamnés par l'Europe", a pointé M. Loones.