Mais des douleurs au dos les ont interrompus

KNOKKE A Knokke, où Paul Vanden Boeynants vivait depuis deux ans dans une villa du Kalfhoek, peu de gens le connaissaient vraiment. Ses voisins les plus proches avaient peu de contact avec lui: `De temps en temps, nous voyions sa dame qui promenait les chiens´, explique Mme Loeys. L'exploitant du restaurant tout proche, situé à l'angle de la Kalfstraat et de la Graaf Jansdijk, s'en souvient comme d'un client épisodique qui venait manger chez lui de temps en temps. `Il se mettait plutôt à part et ne cherchait pas le contact avec les autres clients.´

Par contre, il fréquentait plus régulièrement le club de tennis Laguna où il s'était inscrit il y a deux ans. Trois fois par semaine, il y suivait des cours avec sa compagne. Pour ne pas être dérangé, ils venaient toujours tôt le matin et prenaient une heure entre 9 et 10 h. Il y a peu de temps, toutefois, il avait commencé à se plaindre du dos. Depuis lors, il n'était plus jamais venu au Laguna.

Lorsqu'il venait encore, il téléphonait préalablement à l'exploitante de la cafétéria qui était priée, après la partie de tennis, vers 10 h, de lui préparer un pistolet au fromage et un pistolet au jambon, accompagnés d'une tasse de café. `Il était sympathique´ , dit l'exploitante. `Nous, nous ne nous sommes jamais souciés de son passé. Mais tout le monde le reconnaissait au club. Cela l'embêtait lorsque les gens venaient tourner autour de lui. Il venait toujours avec ses chiens. J'avais entendu dire que c'était un chasseur averti.´