La Belgique pourrait à nouveau participer l'an prochain, avec des avions de combat F-16, aux opérations militaires de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), a indiqué jeudi le ministre belge des Affaires étrangères et de la Défense, Didier Reynders, depuis Washington. La contribution aux opérations pourrait être "aérienne" et "plutôt au 2e semestre" 2020, a-t-il affirmé à l'agence Belga à l'issue d'une réunion ministérielle dans la capitale américaine.

Cette possibilité figurera, en tant qu'"option", dans le plan d'opérations militaires pour l'année 2020 que M. Reynders présentera prochainement au parlement puis au gouvernement.

La Belgique avait rejoint en 2014 la coalition mise sur pied par les Etats-Unis pour combattre l'EI (alias Daech, selon son acronyme arabe), qui s'était emparé de vastes zones en Irak et en Syrie lors d'une offensive éclair. Elle avait déployé fin septembre 2014 six avions à Azraq (centre-est de la Jordanie), suivie par les Pays-Bas.

Les deux pays, confrontés à des difficultés budgétaires, avaient ensuite convenu d'un système de relève mutuelle baptisé "flip-flop", entré en vigueur en 2015 - mais que La Haye n'a pas su toujours respecter. Les derniers Belges étaient rentrés de Jordanie en janvier 2018 après quatre ans et demi d'opération baptisée "Desert Falcon" (ODF) et plus de 8.000 heures de vol réalisées en conditions de guerre.