A l'issue d'une réunion lundi après-midi entre la direction de l'agence Bruxelles-Propreté et les syndicats, il a été proposé de mettre en place des groupes de travail à partir de janvier 2020 pour faire état des revendications touchant la réforme des collectes, a indiqué lundi en fin de journée Michel Piersoul, porte-parole pour le SLFP.

Les travailleurs des secteurs Neder-Over-Heembeek et Triomphe seront informés mardi matin de la teneur des discussions. Les syndicats espèrent que ces groupes de travail impulseront des changements au niveau politique. "L'autorité a expliqué qu'on ne peut pas changer la réforme des collectes sur un coup de dés, ce qui est vrai", rapporte Michel Piersoul. "Les travailleurs continueront à travailler selon le principe du 2/3 des camions rentrés, avec certains qui respectent à la lettre le règlement. Il faudra avancer dans ces groupes de travail, mais cela va prendre du temps. La réforme a nécessité 18 mois de concertation et donc on ne peut pas s'attendre à des résultats avant un an".

Pour rappel, les travailleurs des secteurs Neder-Over-Heembeek et Triomphe avaient refusé de prendre leur service vendredi matin. Ils exigeaient une réunion sur leurs revendications relatives à la réforme des collectes. Les collectes des sacs en rue avaient en conséquence été largement perturbées.

Des protestations avaient commencé à se faire entendre le mardi 19 novembre, après que la direction eut annoncé son intention d'adapter le "fini-fini", un système selon lequel le personnel présent est libéré dès que les deux tiers des camions d'un secteur sont rentrés au dépôt. Il était question d'augmenter ce seuil à 90% afin de limiter la précipitation et de s'assurer du respect des règles de sécurité. En signe de protestation, les travailleurs chargés du porte-à-porte s'étaient alors mis à respecter à la lettre les consignes de sécurité, avec pour conséquence que de nombreuses tournées étaient inachevées et que des opérations de rattrapage devaient être organisées dans l'après-midi. Le rattrapage a également suscité quelques remous, des balayeurs demandant à ce qu'il soit réalisé uniquement sur une base volontaire.

Bien que la direction soit revenue sur sa décision concernant le "fini-fini", des travailleurs ont continué à travailler à un rythme moins soutenu pour protester contre l'augmentation de la charge du travail et l'allongement des tournées depuis l'entrée en vigueur de la réforme des collectes de 2017. Des perturbations de moindre importance et qui ont fait l'objet de rattrapage les après-midis sont constatées depuis le 25 novembre.