Belgique

Une bonne centaine de manifestants issus de la diaspora ont exprimé mardi midi leur hostilité au président congolais Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, au premier jour de sa visite en Belgique, en se rassemblant bruyamment mais sans incident notable à proximité du Palais d'Egmont à Bruxelles où il a rencontré les principaux ministres du gouvernement, a constaté l'agence Belga. Tenus à distance par la police, ces manifestants - une centaine selon la police, environ 150 selon l'estimation d'un journaliste de l'agence Belga - scandaient des slogans dénonçant l'illégitimité du chef de l'Etat congolais, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle contestée du 30 décembre dernier, et la proximité qu'il a forgée avec le président rwandais Paul Kagame.

© BELGA

"Le Congo est sous occupation étrangère", affirmait une pancarte, reprenant un slogan du mouvement d'opposition Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) de l'ancien mobutiste Honoré Ngbanda.

Ils ont hué M. Tshisekedi à sa sortie du Palais d'Egmont et chanté "Reynders collabo" en faisant référence au ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui a, comme l'ensemble du gouvernement fédéral et la communauté internationale, fini par admettre l'élection de M. Tshisekedi en dépit des contestations post-électorales.

"Pseudo président, usurpateur, pantin, honte nationale" indiquaient d'autres pancartes portées par les manifestants, dont plusieurs qualifiaient le président rwandais, jadis soutien de plusieurs rébellions en République démocratique du Congo (RDC), d'"assassin" et de "Hitler africain".