Les ministres de l'enseignement des trois communautés du pays se sont réunis ce dimanche, suite à l'appel du pied du Codeco de vendredi, pour mettre en place de nouvelles mesures au sein des écoles. Celles-ci doivent permettre de lutter contre l’augmentation des clusters dans les établissements scolaires, tout en garantissant l’ouverture des écoles jusqu’aux vacances de Pâques.

Nouvelles mesures, peu de changement

Il a ainsi notamment été décidé de fermer les salles réservées au personnel et les cantines, de favoriser les activités en plein air ainsi que l'aération des salles et de limiter au maximum les interactions. En outre, dans les communes définies comme "à risque" par les rapports hebdomadaires du RAG (le groupe d’experts chargés de la surveillance épidémiologique), dès qu'un cas positif sera déclaré dans une classe, celle-ci sera immédiatement fermée jusqu'aux vacances de Pâques.

"Ce sont des mesurettes", constate Joseph Thonon, président de la CGSP Enseignement. "Il y avait déjà beaucoup de précaution dans les écoles. Ces nouvelles mesures ne vont donc pas fondamentalement changer les choses concernant la sécurité des enseignants". Du côté du SeGEC, le Secrétariat général de l’enseignement catholique, on préfère parler de "décisions du possible". Le syndicat chrétien relève également "la solution intéressante" d'intervenir de manière ciblée en fonction des écoles.

La vaccination des enseignants au centre des débats

Tous, en revanche, martèlent la nécessité que les membres du personnel de l'enseignement deviennent prioritaires à la vaccination, particulièrement dans l'enseignement spécialisé et les maternelles.

Cette demande a également été faite au fédéral ce dimanche par les ministres de l'enseignement. Un ordre de priorité a été fixé, en fonction de la proximité des contacts que doivent avoir les membres du personnel avec leurs élèves : l'enseignement spécialisé d'abord, puis les professeurs de maternelle, ensuite de la primaire, et enfin de secondaire.

Plusieurs experts, tels qu'Emmanuel André, prônent également cette approche.

Interrogé par plusieurs médias sur la question ces derniers jours, le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke a rétorqué que la vaccination des enseignants ne pourrait de toute façon intervenir qu'à la mi-mai, après la vaccination des plus de 65 ans et des patients souffrant de comorbidités. Celui-ci a également rappelé que le schéma de vaccination a été établi en conférence interministérielle (CIM) Santé, et donc avec l'accord des entités fédérées.