Les soldes d’été débutent officiellement ce samedi 1er août. Pour de nombreux commerçants, cette période représente une dernière chance de liquider un stock important et de renflouer les caisses après une saison globalement catastrophique. La DH est allée à leur rencontre pour leur demander comment ils appréhendent les prochains jours et comment ils s’adaptent aux mesures sanitaires en vigueur dans ce contexte de reprise d’épidémie.

Dans la boutique de la capitale où Noémie, qui vend des vêtements et des uniformes scouts, les normes sanitaires ne représentent pas vraiment un souci. "On accueille maximum quatre clients à la fois car notre boutique est relativement petite. Nos cabines sont ouvertes et on les désinfecte tous les jours et on a mis du gel à l’entrée pour tous les clients", explique-t-elle. Des croix dessinées sur le sol rappellent aux clients qu’ils doivent garder leurs distances. Mais Noémie s’attend à ce que ces mesures aient été prises pour rien, faute de clients…

"Les gens ne se sont pas précipités sur les magasins après le confinement. On n’a pas d’autre choix aujourd’hui que de proposer des réductions importantes si on veut pouvoir faire de la place pour la nouvelle collection. En fait, on a commencé à proposer des promotions dès le 1er juillet. On n’a pas attendu le lancement des soldes pour s’y mettre. On a simplement laissé les affiches qui étaient présentes et dans une semaine, on affichera des prix ronds", indique-t-elle.

Dans une boutique voisine, qui vend des vêtements de marque, la situation est presque identique. "Tous les commerçants ont commencé leurs soldes il y a plusieurs semaines. On ne s’attend pas à avoir un rush particulier en août.. Il faut dire que la saison a été catastrophique. À chaque nouvelle annonce du Conseil national de sécurité, les clients désertent les magasins pendant au moins deux jours. Les faillites vont tomber les unes après les autres à mon avis. J’ai la chance de vendre des marques qui sont difficiles à trouver dans d’autres magasins, c’est ce qui m’a sauvé. Sans ça, je pourrais aussi déclarer faillite", déclare Jackie, la gérante et seule vendeuse du magasin. Celle-ci a tout de même prévu de respecter scrupuleusement les règles sanitaires et de désinfecter sa seule et unique cabine après chaque utilisation. D’autres boutiques ont également prévu un système de quarantaine pour les vêtements essayés mais pas achetés.

La plupart des boutiques où nous nous sommes rendus proposent des réductions importantes. 50 % par-ci, 60 par-là et jusqu’à 70 dans certaines enseignes.

De quoi faire de bonnes affaires pour les clients à condition de respecter les règles sanitaires.